L’ouverture européenne et internationale de l’académie de Créteil - DAREIC

UNE ANNEE DE COOPERATION EDUCATIVE AVEC ISABEL GRACIDA, PROFESSEURE MEXICAINE

28 / 06 / 2019

Pour la troisième fois, l’académie de Créteil a accueilli un enseignant-chercheur mexicain mise à disposition par l’UNAM (université nationale autonome de Mexico) en réciprocité de l’envoi d’un professeur à Mexico dans le cadre du programme Jules Verne. Cette année aura été particulièrement riche. Maria Isabel Gracida Juarez, professeure chercheuse spécialisée dans la didactique des textes littéraires, s’est rendue dans une douzaine d’établissements de notre académie. De plus, 25 établissements de l’académie se sont impliqués dans des échanges pédagogiques avec les Colègios De Ciencias y Humanidades de l’UNAM au Mexique grâce à la collaboration entre le professeur du programme Jules Verne à Mexico et l’enseignante mexicaine en France.

Isabel Gracida témoigne de son expérience.

Comment ont été choisis les établissements ?

Une trentaine d’établissements a répondu à un appel à projets lancé par la DAREIC en septembre 2018. Les inspecteurs de langue, la DAREIC et moi-même avons sélectionné 12 établissements en fonction de plusieurs critères : précision de la thématique, durée du projet, interdisciplinarité ou participation de plusieurs professeurs avec un volume horaire d’au moins 8 heures par semaine sur 15 jours, travail collaboratif avec les élèves mexicains, production finale envisagée…

Sur quelles thématiques êtes-vous intervenue ?

A l’origine, j’avais prévu de présenter la littérature mexicaine qui est ma spécialité. Finalement, j’ai travaillé sur des sujets variés qui allaient de l’étude du micro-machisme au Mexique aux recettes de cuisine, en passant par la biodiversité et même le sport ! Cela m’a demandé beaucoup d’adaptation et de flexibilité… et une importante recherche de documents.

Les thèmes d’échanges correspondaient à des défis, des évènements remarquables tels que la fête des morts au Mexique (atelier d’écriture de calaveras ), la fête de la francophonie (ré-écriture de contes, des jeux et écriture autour de textes poétiques / de prose / saynètes) , le concours de Unes avec le CLEMI, la journée internationale des droits de la femme, la journée de la terre et les projets de développement durable…

Comment se déroulaient vos interventions ?

Je suis restée environ 15 jours dans chaque établissement avec une vingtaine d’heures par projet, données le plus souvent par plusieurs enseignants en interdisciplinarité. En amont, je proposais aux enseignants, par courriel des documents authentiques autour de la thématique choisie, nous croisions nos sources, décidions d’un déroulé et de la production finale attendue. J’intervenais ensuite en co-animation avec les enseignants concernés.

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Isabel Gracida au collège Eugène Delacroix à Roissy-en-Brie

Quelle a été votre spécificité ?

J’ai développé dans ma carrière une grande expérience dans l’animation de groupes. Mon travail de chercheuse au Mexique s’intéresse à la didactique des textes littéraires et je me suis donc penchée sur différentes approches pédagogiques pour animer, motiver et rendre l’élève actif dans son apprentissage. J’ai multiplié les supports et les stratégies. J’ai systématiquement privilégié le travail de recherche, l’imagination et la créativité des élèves. Les retours des enseignants ont souvent été très positifs.

Quelles difficultés avez-vous rencontrées ?

Les distances : l’académie de Créteil est immense ! Il a fallu aussi m’adapter au niveau collège. A l’UNAM, le public est plus âgé, cela va du lycée au niveau universitaire. J’ai eu la joie de vérifier que les approches pédagogiques que j’utilise, fonctionnent aussi à cet âge ! J’ai aussi dû apprendre à travailler avec un niveau de langue de débutants, trouver des documents avec peu de mots, j’ai beaucoup utilisé la vidéo.

Comment ont été créés les partenariats d’établissements avec le Mexique ?

Le fait d’avoir choisi des thématiques qui intéressent les deux institutions a facilité les mises en relation. Jérémy Perradin, professeur du programme Jules Verne au Mexique, avait pour mission de rechercher des professeurs qui veulent échanger avec les établissements en France. Il a donc trouvé des enseignants mexicains dont le travail correspondait aux projets présentés. Les principales difficultés résident dans le fait que le calendrier mexicain est semestriel et non annuel. Le décalage horaire de 7 heures empêche aussi souvent les contacts en direct des élèves. Heureusement qu’internet et les plateformes collaboratives existent !

La DAREIC souhaite un bon retour au Mexique à Isabel Gracida et remercie l’UNAM pour ces échanges de pratiques qui auront bénéficié à de nombreux enseignants.

Rendez-vous à la rentrée scolaire pour de nouveaux projets avec une autre enseignante mexicaine de l’UNAM !

NB : S’il existe au moins deux partenaires européens, le Mexique peut être intégré dans certains projets Erasmus +. La plateforme européenne d’échange eTwinning peut être utilisée.

 

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